Après le Lycée international de Wembley

photo 1-10bis_modifié-1La pose de la première pierre du Lycée international de Wembley, futur établissement privé conventionné, sous contrat avec l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’étranger, a été inaugurée en juin 2014, en présence de Bernard Emié, Ambassadeur de France au Royaume-Uni, des élus conseillers consulaires et des trustees de la FEPT.

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L’école ouvrira ses portes en septembre 2015 et permettra de décongestionner la demande croissante de places au Lycée français Charles de Gaulle. Le site en construction promet déjà un enseignement dispensé dans des locaux de qualité et offrant aux élèves des conditions d’apprentissage privilégiées.

Démocratiser l’offre scolaire en français

Dès sa création par le service culturel de l’Ambassade, sous la direction de l’Ambassadeur de France (projet initial), le Plan Ecole s’est fixé pour objectif prioritaire la création de places supplémentaires. « Il s’agit d’augmenter de façon sensible et rapide la capacité de scolarisation au Royaume-Uni des enfants français… » (Plan Ecole 2008). En juillet dernier, lors de la dernière réunion du Comité de pilotage du Plan Ecole, les différents acteurs de ce Plan Ecole ont tous félicité l’accomplissement de cet objectif qui permettra à de nombreuses familles de scolariser leurs enfants dans deux établissements au cadre de travail exceptionnel, le CFBL et le futur Lycée international de Londres.

Cet objectif quantitatif satisfait, il est temps de proposer un modèle alternatif pour démocratiser l’offre scolaire en français au Royaume-Uni. Il est important que nous puissions dès maintenant considérer d’autres priorités n’ayant pas été prises en compte dans le cadre du Plan Ecole. Il appartiendra notamment aux membres du nouveau Conseil consulaire dédié à l’enseignement d’en faire le bilan et de proposer ces nouvelles orientations. Dans un contexte de restriction budgétaire affectant aussi les services consulaires, l’investissement de l’Etat dans la construction d’un établissement scolaire – près de deux millions d’Euros pour l’établissement de Wembley – et le financement partiel de ses enseignants devrait être conditionné à la prise en compte d’impératifs sociaux et plus seulement quantitatifs et introduire dans le cahier des charges une mention relative à la modération des frais de scolarité.

Sans cette vigilance, nous nous privons des facteurs de mixité sociale, essentiels à la mise en oeuvre des principes fondamentaux de l’école de la République.

J’ai souligné cette exigence en réunion du Comité de pilotage du Plan Ecole et proposé de privilégier dès maintenant les partenariats avec des établissements publics qui pourraient offrir un enseignement en français plus accessible à toutes les familles françaises. Je porterai également cet impératif auprès de mes collègues de la Commission Enseignement à l’Assemblée des Français de l’étranger et de nos parlementaires qui pourraient agir pour assouplir les résistances éventuelles du côté britannique.

Je rappelle que Christophe Premat, député des Français en Europe du Nord, membre du conseil d’administration de l’AEFE, vient d’interroger le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les modèles de partenariat envisagés par l’AEFE dans le cadre de la construction de nouveaux lycées à l’étranger.

Parallèlement, Claudine Lepage, sénatrice des Français de l’étranger et Philip Cordery, député des Français du Benelux, mènent conjointement une mission d’étude sur les frais de scolarité dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger.

Forts de ce travail collectif, introduit localement par le projet d’observatoire des frais de scolarité proposé par Axelle Lemaire, ancienne député des Français en Europe du Nord, nous poursuivons le travail de démocratisation de l’offre scolaire au Royaume-Uni.

Lycée international de Wembley. Visite du site en construction.

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